Histoire

De la Gaule à nos jours

Par sa situation, le site de Saint-Nicolas-de-Bourgueil a été rapidement convoité depuis longtemps par la civilisation humaine,traversé par une route, au nord de la terrasse, qui correspond sans doute au tracé d'une branche de la Voie romaine, et une route au sud, comme l'attestent les vestiges d'une quarantaine de sites gallo-romains, dont ceux de Vau et du Vau Jaumier.
En 976 Burgolium qui deviendra Bourgueil est une cité, ainsi que la villa Burgoliensis (une exploitation agricole gallo-romaine).
En 987, l'Abbaye Saint-Pierre de Bourgueil est fondée.
En 1115 c'est l'église Saint-Germain qui est construite. L'église Saint-Nicolas existerait déjà, mais n'est mentionnée qu'en 1208. L'abbaye, de fondation royale, est une baronnie qui coiffe les deux paroisses de Saint-Germain et de Saint-Nicolas.
C'est en 1152 que le cépage Cabernet Franc (appelé localement « breton ») fait son apparition, grâce à l'union politique de l'Anjou et de l'Aquitaine.
En 1437,le logis seigneurial et la chapelle de « La Chevallerie » sont démolis.
En 1482, une crue dévastatrice de la Loire inonde les hameaux du Val.
En 1642, Mabilleau est le Curé des 350 feux de la paroisse de Saint Nicolas puis Amirault de 1644 à 1651.
En 1670 le cimetière entourant l'église Saint-Nicolas est agrandi, pour devenir le cimetière des deux paroisses, deux-tiers pour Saint-Germain et un-tiers pour Saint-Nicolas.
En 1681 le Seigneur du Colombier fait bâtir une chapelle au « Port-Guyet ». Son épouse Marguerite du Tertre y est enterrée en 1687.
En 1682, c'est encore l'Abbé qui nomme les deux Curés. Ils sont ses Vicaires et lui le Seigneur du pays.
En 1787, l'enclave de « La Taille » s'associe à la paroisse de Saint-Nicolas, en une seule municipalité.
En 1789, l'abbaye supprimée par la Révolution est en partie démolie et en 1790, la Révolution, par démembrement de Bourgueil, transforme les deux paroisses en deux communes différentes : Saint-Germain devient BOURGUEIL et Saint-Nicolas devient alors SAINT-NICOLAS-DE-BOURGUEIL. Mais son église est sur le territoire de Bourgueil, à l'angle nord-est du cimetière !
La paroisse de Saint-Germain plus riche, de par sa ville et ses activités commerciales, s'est vue dotée d'une superficie moins importante, et Saint-Nicolas, sur des terres plus pauvres, avec une population plus faible et sans activité commerciale, a bénéficié d'une superficie de 3 550 hectares.
A « La Taille », la Grand-Maison, une ferme de l'Abbaye, est vendue le 14 février 1791 pour 26 000 livres.
En 1824, mort de Amirault, Curé de Saint-Nicolas. Chapelain du Fondis émigré en Espagne en 1793, il était revenu lors du rétablissement du culte. Son successeur sera Pierre Dommergue, un Auvergnat.
En 1826, démolition de la grande chapelle désaffectée du « Fondis ».
Après des échanges de terrains avec Brain-sur-Allonnes, il faudra attendre le 14 juillet 1827 pour que le « territoire » de Saint-Nicolas devienne « commune » avec un périmètre défini et reconnu, et 1830 pour décider de faire un « bourg ».
Monsieur Collet réalise alors le premier cadastre pour le 1er juillet 1830.

 

Le 6 mars 1831, la « Fabrique » (Conseil d'administration de la Paroisse) décide de la construction d'une nouvelle église, l'existante étant jugée en mauvais état, trop petite et trop éloignée. Une décision accordée par la voix prépondérante du Président, Monsieur Couscher, suite à une vote partagé (3 voix pour, 3 voix contre) …!

La nouvelle église (payée sur les deniers des Paroissiens …) est inaugurée et consacrée le 30 mai 1834 par Louis Montblanc, Archevêque de Tours, en présence de toutes les autorités civiles et religieuses de la région. Cette nouvelle église est construite au beau milieu des champs, au croisement des routes reliant Tours à Saumur et Chouzé à Vernantes.

Rapidement l'église s'est vue entourée de constructions, objets d'arrêtés préfectoraux du 18 mars 1832 pour les premières. L'actuelle Maison des vins de Saint-Nicolas, avec le restaurant Le Saint-Nicolas Gourmand fut la première bâtisse (maison Ribot-Bruneau), à usage d'hostellerie; à côté, celle qui suivit devint un estaminet et plus tard une épicerie.

L'ancienne église, qui était dédiée à Saint-Nicolas, … mais appartenant toujours à l'Abbaye de Bourgueil, est démolie en 1835.

En 1838, il est demandé l'installation d'une foire.

En 1840, achat d'une pendule (à remonter toutes les 30 heures ...), alors que Louis Lidons, le premier instituteur, venu de Saint-Laurent en Gâtine, est logé dans une maison louée par la commune : 3 pièces avec cheminées, dont une servira de classe.

En 1843 Saint-Nicolas vend son ancien cimetière à Bourgueil.

En 1844, plantation de 74 tilleuls (achetés à crédit !).

En 1846, installation du premier Secrétaire de Mairie et le 31 décembre, décision de la construction d'une école (pour un budget de 10 132 francs).

L'école est ouverte aux enfants des deux sexes, le 21 septembre 1848.

En avril 1849, élaboration du plan d'alignement du bourg, avec un alignement des chemins qui conduisent de la Rodaie et de la Cotellerie au Bourg porté à 8 mètres.

En 1850, à l'époque où se construit le chemin de fer dans la vallée, la vigne est omniprésente sur la commune : Cabernet franc (dit « breton »), Groleau et Folle blanche.

C'est l'époque où l'on construit autant de jeux de boules de fort que de hameaux, les 9 ponts de la vallée et des maisons, plus ou moins cossues, avec la pierre de taille du Landreau. Il y a alors 1974 habitants.

 

En 1852, les emplacements de la foire sont sont définis et le Conseil Municipal achète une pompe à incendie et les casques pour les Pompiers.

Le cadastre est mis « sur toile » en 1854.

Le 6 juin 1856, une crue dévastatrice de la Loire inonde les hameaux du Val. La Taille est noyée sous environ deux mètres d'eau !

En 1857, décision de construction d'un presbytère, pour un montant total de 12 218 francs, et en 1858, celle de la construction d'une mairie, avec un logement pour le Garde-champêtre, pour un coût total de 15 376 francs (mairie terminée en mai 1861).

En mai 1862, décision prise de bâtir une école de filles (budget 14 621 francs).

C'est en 1863 que la Préfecture accorde son autorisation pour l'installation d 'un jeu de boules (de fort) dans la maison Véteau-Bruneau, qui deviendra le « Bon Accord » …

En 1866, par testament, le Curé Dommergue donne une deuxième cloche à la commune.

Le 14 février 1869, 150 francs sont alloués pour le cours de musique des Pompiers …

Le 14 septembre 1869, 12 450 francs sont votés pour un rallongement de 3,50 mètres de l'église et des sacristies, et pour transformer les plafonds en voûtes (voûtes reçues en novembre 1870, et anciens soliveaux revendus 1,25 francs pièce !).

En 1881, une deuxième classe est construite à l'école et une bannière est achetée pour la Musique (330 francs).

En 1884, Installation des trottoirs, et recréation d'une nouvelle Compagnie de Pompiers.

En 1885, installation des urinoirs le long de l'église.

En 1891, constitution du Syndicat Agricole et Viticole de Saint-Nicolas.

Une nouvelle cloche pour l'église est achetée en 1895 (200 francs votés le 12 mai).